Frise chronologique
1770
Vente par Tristan de Caulet
Vente par Tristan de Caulet
1770 (≈ 1770)
Acquisition par François Joseph Dandrieu (notaire).
1792
Légation par Esprit Joseph de Castellane
Légation par Esprit Joseph de Castellane
1792 (≈ 1792)
Transmission à son fils après acquisition.
dernier quart du XVIIIe siècle
Reconstruction de l’hôtel
Reconstruction de l’hôtel
dernier quart du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Remplacement de l’édifice du XVIe siècle.
14 octobre 2015
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
14 octobre 2015 (≈ 2015)
Protection des façades, toitures et éléments intérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures de l'ensemble des bâtiments de l'hôtel d'Andrieu de Montcalvel avec le portail d'entrée et son groupe sculpté en terre cuite, les calades des deux cours et des deux passages couverts ainsi que l'escalier d'honneur avec sa rampe en fer forgé et la cage d'escalier - à l'exception du garage se trouvant au fond de la parcelle 93 -, situés n° 10 rue Croix-Baragnon, sur les parcelles 91 et 93, figurant au cadastre section 819 AB 01 - tels que délimités en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 14 octobre 2015
Personnages clés
| Nicolas Bachelier - Architecte (XVIe siècle) |
Auteur des plans de l’hôtel original. |
| B. Ortet - Artisan ferronnier |
Attribué pour la rampe et garde-corps. |
| Tristan de Caulet - Ancien propriétaire |
Vend la propriété en 1770. |
| François Joseph Dandrieu - Notaire et propriétaire |
Acquiert l’hôtel en 1770. |
| Esprit Joseph de Castellane - Propriétaire et légataire |
Transmet l’hôtel à son fils en 1792. |
Origine et histoire
L’hôtel de Saint-Jory, situé au 10 rue Croix-Baragnon à Toulouse, est un hôtel particulier reconstruit dans le dernier quart du XVIIIe siècle. Il remplace un édifice du XVIe siècle conçu par Nicolas Bachelier, dont il conserve l’emplacement et le parcellaire d’origine. Le portail d’entrée, flanqué de deux pavillons à terrasses, est un exemple remarquable des entrées d’hôtels particuliers de cette époque. Son décor, incluant des colonnes ioniques et un groupe sculpté en terre cuite représentant deux lions encadrant des médaillons, se distingue par son emploi d’ordres antiques, habituellement réservés aux bâtiments publics. Les façades sur cour, dépouillées, adoptent un style classique, tandis que les éléments en fer forgé (rampe, garde-corps) sont attribués à l’artisan B. Ortet.
L’histoire de l’hôtel au XVIIIe siècle est marquée par plusieurs changements de propriétaires. En 1770, Tristan de Caulet cède la propriété à François Joseph Dandrieu, notaire, avant qu’Esprit Joseph de Castellane ne l’acquière et ne le lègue à son fils en 1792. Le cadastre révèle une stabilité du parcellaire depuis 1680, confirmant que l’édifice actuel occupe l’emplacement exact de son prédécesseur. Les éléments protégés par l’inscription aux Monuments Historiques en 2015 incluent les façades, toitures, le portail avec son groupe sculpté, les calades des cours, et l’escalier d’honneur avec sa rampe en fer forgé.
L’architecture de l’hôtel de Saint-Jory reflète une volonté de monumentalité et de symétrie, typique des hôtels particuliers toulousains de la fin du XVIIIe siècle. La cour principale, pavée de galets, est encadrée par des bâtiments aux ouvertures rectangulaires, tandis qu’un second étage éclairé par des fenêtres en plein cintre surélève le corps de bâtiment en fond de cour. Un passage couvert mène à une seconde cour, également rythmée par des baies rectangulaires. L’édifice, bien que privé, incarne le prestige de ses commanditaires successifs, mêlant influences classiques et artisanat local, comme en témoignent les travaux en terre cuite et en fer forgé.